samedi 11 mai 2013

Comment trouver une idée de recherche

Comment trouver une idée de recherche

Au cours des ans, j'ai noté que les étudiants à qui l'on demande de réaliser une recherche ont de la difficulté à trouver une idée intéressante à partir de laquelle une problématique sera définie, des méthodes seront employées et des résultats seront obtenus. C'est pourquoi j'essaie généralement de produire moi-même un certain nombre d'idées de recherche que je soumets ensuite à mes étudiants afin de leur venir en aide.
Il y a deux problèmes avec cette façon de faire. Premièrement, en faisant cela, je les prive d'une expérience d'apprentissage essentielle dans le cadre de leur formation en recherche. Il n'existe pas de démarche clairement établie pour trouver une idée de recherche et le fait de se «creuser les méninges» est sans doute une façon d'apprendre très efficace (sans compter que je ne serai pas toujours là pour faire le travail à leur place!).
Deuxièmement, bien que je me félicite toujours que les circonstances me donnent l'occasion de réfléchir et de mettre en pratique mes «habiletés créatives», il n'est pas assuré que le résultat soit satisfaisant au regard de la qualité (l'intérêt des idées) et de la quantité (leur nombre). Heureusement, je peux compter sur la collaboration de mes collègues qui m'alimentent en idées que je refile allègrement par la suite à mes étudiants (en n'oubliant surtout pas de renvoyer ces derniers aux auteurs de ces illuminations lorsque des problèmes surviennent ou que des explications doivent être fournies...).
Dans les lignes qui suivent, je présente quelques stratégies utiles pour trouver une idée de recherche qui saura intéresser à la fois le chercheur (il en a bien besoin) et son auditoire éventuel (moi, entre autres). Sans être des recettes magiques, ces stratégies m'ont permis de poursuivre de façon continue des activités de recherche depuis plus de 20 ans. J'offre pour chacune un ou deux exemples de projets de recherche personnels qui ont donné lieu à des publications.

Comment lire un article scientifique

Comment lire un article scientifique




Pour plusieurs d’entre vous, ce cours sera la première occasion de lire des articles à caractère scientifique. Voici quelques suggestions qui devraient vous permettre de tirer profit de cette expérience :

1.      On ne lit bien qu’avec un crayon (ou un clavier). Lire un article scientifique, ce n’est pas simplement le parcourir des yeux. C’est mettre par écrit ses réflexions, ses interrogations, les points importants à retenir, ses éventuelles interventions en classe. Il y a plusieurs avantages à écrire en lisant. D’abord, cela oblige à structurer sa pensée. Ensuite, cela permet de se rafraîchir la mémoire rapidement avant et parfois même pendant la discussion. Enfin, cela produit un document qu’on pourra consulter plus tard sans avoir nécessairement à lire l’article de nouveau.
2.      Il faut toujours lire le sommaire (en anglais, abstract) d’un article. Cela favorise la création de structures cognitives d’anticipation qui faciliteront la compréhension du texte.
3.      Il ne faut pas que lire, il faut réfléchir, c’est-à-dire, faire des recoupements avec les éléments de connaissance qu’on possède. Si un aspect particulier d’un article semble intéressant, il ne faut pas hésiter à s’y attarder, quitte à délaisser un peu les autres aspects.
4.      Ne jamais se contenter de faire des critiques gratuites. On doit toujours étoffer ses critiques, c’est-à-dire, justifier leur importance et, dans la mesure du possible, on doit suggérer d’autres options («Comment le chercheur aurait-il dû procéder?).
5.      Il est important de lire un article scientifique en ayant à l’esprit l’idée de recherches subséquentes possibles. Il faut aller au-delà de l’article, imaginer de nouveaux scénarios de recherche, des cadres théoriques enrichis.
6.      Les noms des auteurs sont importants. Il faut apprendre à les reconnaître, à leur associer des thèmes de recherche, des méthodologies. Le nom d’un auteur est comme le titre d’une catégorie mentale qui permet l’organisation d’une littérature.
7.      Il arrive parfois que des aspects d’un article soient très techniques. Si on n’a pas les compétences requises pour bien comprendre, il vaut mieux ne pas trop passer de temps à essayer. On pourra toujours demander à un expert de nous éclairer plus tard. Il ne s’agit pas d’ignorer les aspects techniques, il s’agit plutôt de ne pas perdre inutilement son temps à trop chercher à les comprendre.
8.      Quand il s’agit d’un compte-rendu de recherche impliquant des participants – par exemple, des consommateurs – il est toujours intéressant d’essayer de se mettre dans la peau d’un sujet. Cela permet parfois de comprendre bien des choses qu’on n’aurait pas comprises autrement. Il faut savoir que les études sont conduites par des personnes qui peuvent faire des erreurs d’interprétation ou d’analyse.


9.      Généralement, les chercheurs ont des explications pour les résultats qu’ils obtiennent. Toutefois, d’autres explications peuvent souvent être produites. C’est un excellent exercice que d’essayer de trouver ces autres explications. En plus d’être très valorisant, cela peut mener à proposer une méthodologie améliorée qui pourra éventuellement éliminer l’explication concurrente.
10.  Plus on lit d’articles, plus on développe ses habiletés de critique et de création. Il faut lire, et lire encore.


 


Articulation du coude

Articulation du coude

 

Définition

C’est l’articulation qui unit le bras à l’avant-bras. C’est en fait un complexe articulaire composé de 3 articulations de type synoviale
  • Articulation huméro-ulnaire trochléenne (ginclyme) 1° de liberté
  • Articulation huméro-radiale sphéroïde (ellipsoïde) 2° de liberté
  • Articulation radio-ulnaire trochoïde 1° de liberté

Surfaces articulaires en présence

Extrémité inférieure de l’humérus (déjetée de 10° en avant)
  • trochlée avec grande cavité sigmoïde
  • capitulum avec cupule radiale
Extrémité supérieure de l’ulna
  • grande cavité sigmoïde en forme de crochet qui emprisonne la trochlée
  • incisure radiale de l’ulna
Extrémité supérieure du radius
  • la cupule radiale avec le capitulum
  • ligament annulaire encroûté de cartilage à sa face interne (entoure la cupule radiale)

Moyens d’union

Passifs
  • capsule : tendue entre l’humérus et les 2 os de l’avant-bras
  • synoviale : face postérieure cul de sac synovial
  • ligament collatéral radial (externe)
    • faisceau antérieur : EL ligament annulaire
    • faisceau moyen : EL tache postérieure du ligament annulaire
    • faisceau postérieur : EL olécrane
  • Ligament collatéral ulnaire (interne)
    • faisceau antérieur : EM processus coronoïde de l’ulna
    • faisceau moyen : EM bord antérieur de l’ulna
    • faisceau postérieur : EM olécrane
    • faisceau anciforme ou ligament de Cooper : tendu du processus coronoïde à l’olécrane
  • Ligament annulaire : prolongement de la capsule, il entoure la cupule radiale, sa face interne encroûtée de cartilage est une surface articulaire.
  • Ligament postérieur : 3 faisceaux (2 obliques, 1 transverse)
  • Ligament carré renforce la capsule dans le segment radio-ulnaire
Actifs
  • Biceps brachial
  • Triceps brachial
  • Brachial antérieur
  • Anconé

Mécanique

Flexion 140/160° / Extension 0° (hyperextension -5°)
Pro supination au niveau de l’articulation radio ulnaire proximale (pronation et supination : 90°)

Rapports

  • nerf ulnaire : passe derrière EM
  • nerf radial
  • pro-supination : enroulement du radius sur l’ulna grâce au ligament annulaire

Position de fonction

coude fléchi à 90°, pouce au zénith

Clinique

  • luxation du coude (généralement postérieure) l’ensemble des muscles se contractent, à réduire rapidement.
  • Tennis elbow : inflammation de la synoviale (long et court fléchisseurs)
  • Plaie par arme blanche : doit être rapidement soigné ou elle peut entraîner par l’infection bactérienne une immobilisation à vie.
  • Fracture de la palette huméral nerf ulnaire
  • Fracture de l’olécrane qui remonte tiré par le triceps

La Sédation Et L'anesthésie Locale

La sédation

    La sédation est la suppression de ce qu'il y a d'excessif dans les réactions d'un organisme ou d'un type d'organe. C'est une anesthésie sous forme d'apaisement par des sédatifs, avec la conservation des fonctions respiratoires.

L'anesthésie locale

    L'anesthésie locale est l'atténuation voire l'abolition de la douleur par blocage des terminaisons nerveuses

L'anesthésie loco-régionale périphériques : Le bloc nerveux

L'anesthésie loco-régionale périphériques : Le bloc nerveux

    Le bloc nerveux est l'injection d'un anesthésiant local dans les blocs des nerfs, au niveau des gaines, grâce à des repères anatomiques et des stimulations pour trouver les nerfs à anesthésier et bloquer l'influx nerveux.
    Les anesthésiques locaux peuvent aussi être injectés au niveau des plexus ou des troncs nerveux, ou de façon plus distale par infiltration des ramifications nerveuses.
Bloc des membres supérieurs
    La ponction se fait au niveau du cou  ou/et du bras, grâce à un repérage par stimulation électrique. 
    Il est important de savoir qu’à la levée du bloc, la réapparition de la douleur peut être brutale et qu’il faut, de ce fait, administrer les antalgiques avant la réapparition de la douleur.
  • Bloc Inter Scalénique (pour la chirurgie de l’épaule et du bras).
  • Bloc huméral (pour la chirurgie du coude et de la main).
Bloc des membres inférieurs
  • Bloc sciatique (pour la chirurgie du pied) ponction au niveau de la fesse ou au dessus du genou.
  • Bloc crural (fémoral) pour la chirurgie du genou, la fracture de fémur, l’amputation de pied ou d’orteil).

Le bloc du plexus brachial

Définition

    Le bloc du plexus brachial est réalisé par une injection unique au sein de l’espace fibreux qui contient le plexus brachial et l’artère axillaire.
    Le plexus est responsable de toute l’innervation motrice et de presque toute l’innervation sensitive du membre supérieur, la sensibilité de la partie supéro- interne du bras étant assurée par le nerf  intercosto-brachial et celle de l’épaule par le plexus cervical.
Anatomie 
    L’espace fibreux qui contient le plexus brachial et l’artère axillaire, est formé à son origine par une extension du fascia pré-vertébral qui s’étend des muscles scalènes jusqu’à l’extrémité  de l’aisselle où il devient la gaine axillaire.
    Le plexus brachial est formé par l’union des racines antérieures issues de C5 à C8 et D1. Les 5 racines fusionnent pour former 3 troncs primaires qui se divisent secondairement en branches, puis en nerfs terminaux. Il existe des rapports anatomiques étroits entre les troncs secondaires et l’artère axillaire.
Réalisation du bloc
    Le bloc nerveux se fait par l'injection d'un anesthésiant local dans les blocs des nerfs, au niveau des gaines, grâce à des repères anatomiques et des stimulations pour trouver les nerfs à anesthésier et bloquer l'influx nerveux.
    Le garrot est l'injection d'un anesthésique local imprégnant par voie intraveineuse un segment d'un membre isolé de la circulation générale par un garrot artificiel, après qu'il ait été vidé de son sang.

L'anesthésie péridurale

L'anesthésie péridurale

Définition

    L'anesthésie péridurale est une anesthésie loco-régionales péri-médullaire. Elle est réalisée par l’administration d’un anesthésique local dans l’espace péridural, en injection unique à l’aiguille ou par des injections répétées au travers d’un cathéter. 
    L’installation est plus lente et le blocage moteur et sensitif moins puissant qu’au cours de la rachianesthésie, malgré l’injection d’un volume plus important d’anesthésiques locaux. De par cette installation plus lente, les effets cardiovasculaires sont beaucoup moins brutaux. Les céphalées ne surviennent qu’en cas de brèche dure-mérienne accidentelle.
Anatomie
    L'anesthésie péridurale peut être réalisée à n'importe quel niveau du rachis, l'anesthésie péridurale se pratique en général entre L2 et L5, du fait de l'absence de risque de lésions médullaires traumatiques.
    Le blocage le plus intense et le plus rapide est obtenu au point deponction, à partir duquel il s'étend vers le haut et vers le bas. On peut donc avoir un blocage segmentaire, laissant persister les sensations de part et d'autre des segments bloqués.
Réalisation de l'anesthésie péridurale
  • Position du patient :
  • Position assise, les genoux sont surélevés et les pieds sur un tabouret pour une flexion maximale du rachis.
  • Repères anatomiques
  • L'anesthésie péridurale peut être réalisée à n'importe quel niveau du rachis, l'anesthésie péridurale se pratique en général entre L2 et L5.
  • Il faut placer prudemment l'aiguille de péridurale dans l'espace compris entre le ligament jaune et la dure mère, sans la ponctionner.
  • Introduction de l'aiguille :
  • L'abord médian permet d'introduire l'aiguille dans la portion la plus large de l'espace péridural.
  • Une aiguille de Tuohy avec son mandrin est introduite à travers un bouton dermique d'anesthésie locale. Après progression de 1,5 à 3 cm dans le ligament  interépineux le mandrin est retiré.
  • Identification de l'espace péridural :
  • Le corps d'une seringue (en verre le plus souvent) est lubrifié avec quelques gouttes d'anesthésique local pour que le piston coulisse plus facilement. 
  • La seringue, contenant environ 3 ml d'air, est fermement connectée à l'aiguille et une pression constante est appliquée sur le piston pendant la progression prudente de l'aiguille. 
  • Une perte brutale de résistance au niveau du piston traduit l'entrée du biseau dans l'espace péridural. Moins de 1 ml d'air doit revenir dans la seringue après injection de 3 ml.
  • Dose test :
  • La seringue est détachée de l'aiguille et un reflux spontané de sang ou de LCR est recherché. 
  • Une dose test de 3 ml d'anesthésique local adrénaliné au 1/200 000 ne doit pas entraîner d'effet anesthésique notable si l'aiguille se trouve bien dans l'espace péridural. Si la dure-mère a été ponctionnée, un blocage évocateur d'une anesthésie rachidienne va apparaître en 3 min. Si la solution adrénalinée est injectée dans une veine péridurale, on observera une augmentation de 20 à 50% de la fréquence cardiaque.
  • Mise en place du cathéter pour bloc continu :
  • Introduiction d'un cathéter dans l'espace péridural pour faciliter les réinjections : cathéter de calibre 18 ou 20 G, radio-opaque, dont l'extrémité est graduée en cm. 
  • Le cathéter est introduit dans l'aiguille jusqu'à ce qu'une résistance traduise son arrivée au niveau du
    biseau (en règle dirigé vers le haut), puis il est introduit sur une distance de 2 à 3 cm dans l'espace
    péridural.
    Quand le cathéter est en place, l'aiguille est prudemment retirée sur le cathéter qui doit être fermement maintenu pour éviter son retrait accidentel avec l'aiguille. Après la mise en place du raccord et un nouveau test d'aspiration, le cathéter est fixé à la peau et l'injection d'anesthésiques locaux est réalisée.

La rachi-anesthésie

La rachi-anesthésie


Définition

    La rachi-anesthésie est une anesthésie loco-régionales péri-médullaire. C'est l'injection dans le canal rachidien, plus précisement, dans l'espace sous-arachnoïdien d'un anesthésiant local qui en se diffusant dans le liquide céphalo-rachidien (LCR), anesthésie la partie inférieure de l'abdomen et les membres inférieurs.
Anatomie
    L'anesthésie rachidienne est réalisée en introduisant à travers l'espace interépineux une aiguille dans l'espace sous-arachnoïdien. Au niveau lombaire, l'espace  interépineux peut être nettement agrandi par la flexion du dos :la ponction peut être faite en L4 L5.
Réalisation de la rachi-anesthésie
  • Position du patient :
  • Position assise, les genoux sont surélevés et les pieds sur un tabouret pour une flexion maximale du rachis.
  • Repères anatomiques :
  • La ponction peut être faite en L4 L5 (horizontale reliant les 2 crêtes iliaques).
  • Après désinfection chirurgicale, un bouton dermique est réalisé avec une aiguille de 2,5 à 3 cm de long, suivi d'une infiltration plus profonde.
  • Introduction de l'aiguille :
  • A travers un introducteur, on introduit dans l'espace interépineux une aiguille de calibre 25 à 26G.
  • L'aiguille est dirigée dans le même axe que l'apophyse épineuse, avec un angle de 10 à 30° vers le haut.
  • Identification de l'espace sous-arachnoïdien :
  • L'aiguille est avancée jusqu'à ce qu'une augmentation de la résistance traduise la traversée du ligament jaune, puis une soudaine perte de résistance est ressentie, signalant la ponction de la dure-mère.
  • L'issue de LCR au retrait du mandrin constitue la meilleure preuve de la bonne position de l'aiguille.
  • Test :
  • Après un test d'aspiration, l'aiguille, fermement maintenue, est connectée à la seringue préalablement remplie avec la dose prévue de la solution anesthésique. La solution est injectée lentement pour éviter les turbulences. Puis aiguille et introducteur sont retirés simultanément.
  • Réinstallation du patient :
  • Le malade est remis sur le dos et la table est positionnée afin de contrôler l'ascension de l'anesthésie. Le niveau sensitif est testé par la méthode du pique-touche ou par la sensation de froid à l'alcool.

L'Anesthésie Loco-Régionale

L'anesthésie loco-régionale : A.L.R.


Définition

    L'anesthésie loco-régionale est une abolition transitoire de la conduction nerveuse dans un territoire corporel prédéfini. Elle peut être médullaire (rachi-anesthésie, anesthésie péridurale), périphérique (bloc plexique, …) ou locale.
    Les techniques d'anesthésie locorégionale ont donc pour but d'interrompre transitoirement la transmission des messages douloureux le long des structures nerveuses, tout en préservant l'état de conscience du patient.
    Les anesthésiques locaux provoquent un blocage non sélectif et réversible des fibres nerveuses : ils interrompent la conduction nerveuse non seulement sur les fibres sensitives, mais aussi sur les fibres motrices. Il s'ensuit un blocage portant à la fois sur la sensibilité et sur la motricité, à des degrés variables dépendant du site d'injection, de la quantité administrée et de la nature de l'agent anesthésique utilisé.
Les différentes anesthésies loco-régionales
  • Anesthésies loco-régionales péri-médullaire :
  • Rachi-anesthésie.
  • Anesthésie péridurale.
  • Anesthésies loco-régionales périphériques :
  • Blocs membres supérieurs.
  • Blocs membres inférieurs.


L'Anesthésie Générale

L'anesthésie Générale

    L'anesthésie est un ensemble de techniques permettant la réalisation d'un acte chirurgical, médical ou obstétrical en supprimant ou en atténuant la douleur.

L'anesthésie générale : A.G.

Définition

    L'anesthésie générale est un état de narcose accompagné d'une diminution des réactions neurovégétatives et d'une altération transitoires des fonctions respiratoires et cardiovasculaires. Ses objectifs sont la perte de conscience, l'absence de douleur et le relâchement musculaire.
Réalisation de l'anesthésie générale
    L'anesthésie générale se compose de trois étapes :
  • L'induction : endormissement :
  • Réalisée par voie veineuse ou par inhalation.
  • Contrôle des voies aériennes du patient suite à la diminution voire à l'arrêt de la ventilation du patient provoqué par l'induction.
  • L'entretien :
  • Réalisé en utilisant des agents gazeux (halogénés) et/ou des agents administrés par voie intraveineuse, de façon intermittente ou continue. La qualité de l'anesthésie s'apprécie essentiellement en observant les  variations de pression artérielle et de fréquence cardiaque.
  • Le réchauffement du patient a pour but de le conserver en normothermie (température de son corps) et de limiter au maximum les pertes caloriques.
  • Compensation des pertes hydroélectrolytiques ainsi que les pertes sanguines, si elles existent.
  • Le reveil :
  • C'est le résultat de l'élimination partielle ou total des agents anesthésiques administrés.
  • Transfert du patient en Salle de Surveillance Post Interventionnelle (S.S.P.I.) pour une surveillance des risques post-opératoires et post-anesthésiques du patient :
  • Surveillance et maintien des grandes fonctions vitales.
  • Préventions et traitements de toutes complications.
  • Evaluation et prise en charge de la douleur.


Lavage Des Mains

lavage des mains


Le lavage des mains est la procédure de soins la plus efficace pour diminuer les risques d’infections nosocomiales



Se laver les mains:
  • Après avoir éternué ou s’être mouché
  • Après être allé aux toilettes
  • Lorsque les mains sont souillées
  • Avant de réaliser une procédure de soins
  • Avant d’entrer dans la chambre d’un client et en sortant
  • Après avoir enlevé des gants
  • après une contamination avec du sang ou d’autres liquides biologiques
  • après un contact avec la personne ou l’environnement direct de la personne

Procédure

  • Enlever ses bagues, ses bijoux, sa montre
  • Mouiller les mains à l’eau avant de mettre le savon
  • Garder les mains plus basses que les coudes et appliquer le savon
  • Frotter vigoureusement les mains jusqu’aux poignets, au moins 30 secondes
  • Frotter la paume et le dessus de la main
  • Laver sous les ongles et entre les doigts
  • Frotter les pouces et les poignets
  • Rincer les mains à l’eau tiède
  • Sécher complètement les mains avec du papier à main
  • Utiliser du papier à main pour fermer les robinets

LA Physiologie De La Douleur 2

LA Physiologie De La Douleur 2

2 - Les nocicepteurs mécano thermiques
-          Ils sont activés par des températures extrêmes (T > 42°C).
-          Ce sont des parties libres d’axones de type fibres Aδ
3 - Les polymodaux
-          Ces récepteurs répondent non seulement à des stimuli mécaniques  intenses,
thermiques ainsi qu’à des stimuli chimiques de types algogènes (= substances  libérées
par les cellules lésées).
-          Ce sont des parties libres d’axones amyéliniques très fines de types fibres C.
(0.3 – 1.5 μm de diamètre, vitesse de conduction 0.2– 1m/s).
Rq: vitesse de conduction d’informations nociceptives < V info somesthésique
Les différents types de fibres afférentes :
Le trajet de la douleur :
Le cheminement de l'influx douloureux  Emprunte trois neurones:
  1. Le protoneurone conduit l'influx des
nocicepteurs  jusqu'à la corne postérieure de
la  moelle. Il fait  synapse  sur un  deutoneurone
de  la substance grise  spinale.
  1. Le deutoneurone assure la transmission
spino- thalamique (voies ascendantes).où le
message  douloureux est transmis aux  centres
Supérieurs
  1. Le troisième neurone assure la transmission thalamucorticale
Après les lames médullaires, le message nociceptif emprunte des voies ascendantes
jusqu’au thalamus. On distingue 2 voies principales:
- voie de la composante sensorielle discriminative de
la douleur (emplacement, intensité, nature de la douleur)
= fx spino-thalamique
- la voie de la composante émotionnelle, affective
(caractère désagréable, déclenche la fuite, la défense)
= voie spino-réticulaire
La physiopathologie de la Douleur :
                         
Quatre composantes de la sensation de douleur
  1. Transduction activation de la terminaison périphérique (thermique, mécanique, chimique) è décharge électrique dans le neurone sensoriel
  2. Transmission : transmission du signal dans la moelle épinière
  3. Modulation intégration et relais de l’information par un système (réseau) complexe dans la moelle épinière et le cerveau  (voies ascendantes et descendantes)
  4. Perception composante finale, subjective
Au niveau de la moelle  épinière  :
dans la corne dorsale:
- les neurones de projection qui relaient
l’information vers l’encéphale
-les interneurones inhibiteurs participent
au contrôle du message nociceptif dans
les couches I et II

 

La Physiologie De La Douleur 1

La Physiologie De La Douleur 1


Les différents types de douleurs :
Les douleurs par excès de nociception sont elles-mêmes de deux types :
  1. Les douleurs nociceptives correspondent, généralement à des douleurs d’origine externe (chaleur, brûlure, acide, piqûre, coup, …).
  2. Les douleurs inflammatoires correspondent à des douleurs d’origine interne (inflammation suite à une infection, arthrose, douleurs digestives, …).

Les terminaison nerveuse :
L’ensemble des organes possèdent des                                    Les nocicepteurs comporte :
récepteurs sensibles à des stimuli variés.                                 Fibres C    
Ces récepteurs sont tous reliés à la                                          fibres Aδ
moelle épinière par des fibres nerveuses
afférentes  Les nocicepteurs 
                

Les nocicepteurs
Les nocicepteurs sont localisés dans les tissus :
« cutanés, musculaires striés, musculaires lisses(viscères, vaisseaux), articulaires, osseux »
On distingue 3 types de NOCICEPTEURS :
  1. - Les nocicepteurs mécaniques
  2. - Les nocicepteurs mécano thermiques
  3. - Les polymodaux
 
1.     Les nocicepteurs mécaniques
-          Ils sont activés par des pressions mécaniques intenses sur la peau de type
pincements, piqûres.
-          Les parties réceptrices sont les terminaisons libres d’axones myélinisées appelées
fibres A delta (Aδ).
1-5 μm de diamètre= gros diamètre, vitesse de conduction 4-30m/

vendredi 10 mai 2013

Technique D'intubation

Technique D'Intubation






L’infirmier anesthésiste en secteur d’anesthésie

L’infirmier anesthésiste en secteur d’anesthésie


L’approche systémique de l’anesthésie en fait un processus complexe qui commence à la consultation d’anesthésie et se termine à la sortie de la salle de surveillance post-interventionnelle. Le rôle de l’infirmier anesthésiste comporte plusieurs fonctions et activités.

Activité de soins en anesthésieLa composition de l’équipe d’anesthésie, son importance numérique, la répartition des rôles, la plus ou moins grande autonomie de l’infirmier anesthésiste dans le déroulement de l’acte est déterminée par le niveau de complexité de l’intervention projetée, le degré de gravité de la pathologie et l’état antérieur du patient. Toutes ces données sont évaluées par le médecin anesthésiste-réanimateur au cours de la consultation d’anesthésie et mentionnée par lui dans le dossier d'anesthésie du patient.
La préparation du site d’anesthésieL’infirmier anesthésiste prépare le site d’anesthésie dont il est responsable. Il remplit le registre de traçabilité. Il prépare les médicaments nécessaires à l’anesthésie en fonction de l’acte chirurgical et de l’évaluation de l’état du patient faite par le médecin lors de la consultation d’anesthésie.
L’accueil du patientL’infirmier anesthésiste accueille le patient à son arrivée au bloc opératoire ou en site d’investigation. Il lui permet d’exprimer ses besoins fondamentaux. Il l’informe sur ses actions. Il répond à ses interrogations et favorise une moindre angoisse. Il veille au confort physique et psychologique du patient.
L’infirmier anesthésiste respecte les procédures de contrôle de l’identité du patient et de la concordance avec les éléments du dossier en vigueur dans le service.
Il applique le protocole de prise en charge du patient. Il procède à l’évaluation des éléments techniques pour la mise en oeuvre de sa mission, si l’état du patient a évolué depuis l’examen médical et si cela est le cas, il en prévient le médecin anesthésiste réanimateur responsable de l’anesthésie.
La période anesthésiqueL’infirmier anesthésiste peut, à condition que le médecin anesthésiste-réanimateur soit présent et disponible dans le site, procéder à l’induction d’une anesthésie générale, en assurer la surveillance et l’entretien et le prévenir de la survenue de toute anomalie. Quelles que soient les circonstances, il doit porter assistance
à personne en danger.

Les anesthésies locorégionales
L’infirmier anesthésiste participe à la réalisation des anesthésies locorégionales. Il possède la connaissance du matériel, de la pharmacologie des produits utilisés, de la surveillance, du dépistage et du traitement des complications éventuelles et ceci quelle que soit la technique. Il est habilité à pratiquer les réinjections dans les différents dispositifs. L’infirmier anesthésiste peut, à l’initiative exclusive du médecin anesthésiste-réanimateur et à condition que celui-ci puisse intervenir à tout moment, pratiquer une anesthésie locorégionale. Il doit en avoir auparavant validé la pratique et en posséder la maîtrise.

L’analgésie obstétricaleL’infirmier anesthésiste assure la surveillance et l’entretien de l’analgésie obstétricale en salle de naissance. Après que le médecin anesthésiste réanimateur a posé l’indication et mis en place le dispositif, l’infirmier anesthésiste est le seul infirmier habilité à en assurer la surveillance et la continuité.

Règles généralesL’anesthésie implique la présence continue auprès du patient de l’infirmier anesthésiste qui y participe.
L’infirmier anesthésiste contrôle les réponses physiologiques et éventuellement psychologiques, interprète et utilise les données obtenues par les systèmes de surveillance invasifs et non invasifs. Il opère les corrections pour maintenir ou améliorer l’état physiologique du patient.
L’infirmier anesthésiste enregistre immédiatement et de manière précise toute information pertinente sur la feuille de suivi du patient.
L’infirmier anesthésiste à la fin de l’intervention informe le médecin anesthésiste réanimateur de l’état du patient.
Il apprécie l’état physiologique et éventuellement psychologique du patient et transmet l’ensemble des données au personnel approprié en salle de surveillance post-interventionnelle.

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l'Infirmier Anesthésiste

Présentartion


L’infirmière anesthésiste travaille sous la responsabilité de Médecin Anesthésiste, dont elle est la plus proche collaboratrice au bloc opératoire. Pendant l’intervention, elle contrôle notamment le matériel d’anesthésie Et la surveillance des malades anesthésiées. Ensuite, elle surveille la réanimation et la salle de déchocage.

Description :

L’infirmière anesthésiste intervient dans tous les sites de soins où l’on pratique une anesthésie : bloc opératoire, radiologie interventionnelle, salle de surveillance postopérationnelle, service d’accueil d’urgence, la réanimation et salle de déchocage .......
Dans tous ces lieux d’intervention médicale ou chirurgicale, elle respecte un protocole établi par le médecin anesthésiste réanimateur. Elle est seule habilitée, sous la responsabilité de ce dernier, à appliquer les actes techniques très délicats que sont une anesthésie générale, une anesthésie locorégionale et une réanimation postopératoire.
En salle d’opération, elle accueille le patient et l'installer et prépare le matériel d’anesthésie. et la surveillance, puis assiste au réveil de l’opéré, avec qui elle reste en salle de surveillance postinterventionnelle. En cas de douleurs postopératoires, applique les prescriptions médicales crées par le médecin réanimateur.
Par ailleurs, les transports sanitaires sont réalisés en priorité avec la présence d’une infirmière anesthésiste. Elle participe également à l’évaluation des soins infirmiers en anesthésie.
Le métier exige une bonne résistance à la fatigue et au stress, ainsi qu’un sens aigu du travail en équipe.
Dernierement, les infirmières anesthésistes sont obligatoirement inscrites à l’Ordre national des infirmiers

Pour être infirmière anesthésiste, il faut être titulaire d'un diplôme d’État en Anesthésie Réanimation

Ce diplome d'etat se prépare en 3 ans

 La préparation d'un diplome d'état en Anesthésie réanimation se compose d’enseignements théoriques, pratiques et de stages

Qui Ce Qu'un Infirmier?

Présentation

L'infirmier c'est un personne qui soigne les malades ou bien les patients à leur santé, cette métier a beaucoup des responsabilités qui exigent la rigueur, vigilance et techniques dans un milieux hospitalier

Niveau D'accès : Baccalauréat

Status : Infirmier diplomé d'état

Spécialités : Infirmier Anesthésiste

                   Infirmier Polyvalent

                   Infirmier En Laboratoire

                   Technicien de radiologie

                   
La Nature De Travail : 

L'infirmier fait des soins de nature préventive, curative ou palliative pour améliorer, maintenir et restaurer la santé. Il participe avec toute l'équipe soignante et colabore au projet global de soin. Tenu au secret professionnel, il assure avec l'aide-soignant les soins d'hygiène, de confort et de sécurité du patient.
Sur prescription Médicale
La prescription médicale est le seul Moyen hiérarchique entre le médecin et l'infirmier. C'est que le dernier n'intervient que sur ordre et avec l'accord du médecin. En aucune façon, il ne peut définir lui-même un traitement pour le patient. En revanche, il est chargé de surveiller les éventuels effets secondaires ou complications.
Gestion administrative
Surveillance des équipements, gestion des stocks de médicaments et des dossiers... autant de tâches dont l'infirmier doit s'acquitter. Il établit aussi les plannings de soins en fonction des prescriptions médicales. Par ailleurs, il peut organiser des rendez-vous auprès d'autres services (en radiologie....). Ou s'occuper des des patients et rédiger les comptes rendus des visites du médecin dans le cahier des soins.et exicuter les soins préscrits et les registrer dans un registre des soins de service .

Compétences :

Au sein demilieux hospitalier, l'infirmier est un maillon important de l'équipe médicale, car il a aussi une fonction d'observation, de surveillance et de dialogue avec le patient. Il recueille des informations pour une prise en charge adaptée. Cela lui permet d'être à l'écoute, de rencontrer les familles, d'assurer un accompagnement et un soutien psychologique.
Un bon équilibre et une grande résistance physique sont indispensables. Par ailleurs, la capacité à s'organiser et à analyser rapidement une situation sont des paramétres pour s'épanouir dans ce métier. Sur le plan psychologique, la maturité et la capacité à prendre du recul permettent de côtoyer la maladie et la mort en se préservant le mieux possible sur le plan personnel.
Avec Une vigilance élevée
L'infirmier doit savoir interpeller le médecin lorsqu'il identifie une anomalie ou une prescription atypique, afin d'en obtenir confirmation. Cela constitue une des difficultés majeures de la profession. Il doit être en mesure de comprendre chaque prescription pour en déterminer les risques et les surveillances. Ce diagnostic infirmier est complémentaire du diagnostic médical et ne s'y substitue en aucune manière.